the Eva Pritsky Gallery is closing its doors at its original location on rue d'Eupatoria.
On this occasion, we invite you to the final exhibition,
Gambling
‘Fold and Live to Fold Again’
dedicated to the memory of Eric Rondepierre
25/09/25 - 28/09/26
With photographs by :
Ulvis Alberts, James Baes, Liv Baes, Jean-François Bauret, Ismael Bazri, Quentin de Briey, Lucile Brizard, Hadrien Cellié, Pauline Scotto di Cesare, Noé Christin-Davy, Gwenn Dubourthoumieu, Louise Ernandez, Pegah Farahmand, Jean-Pierre Godeaut, Kingsley Ifill, Leiris Javault, Pablo Jomaron, Jon Knox, Martin Lazlo Rouillé, Lili Lévy-Lajeunesse, Raphaël Lugassy, Nicolas Marbeau, Marie Maurel de Maillé, Chloé Bonnie More, Joshua Olley, Julien Rahmani, Eric Rondepierre, François-Xavier Thiebaud, Laetitia Truchetti, Jonas Unger, Elie Wajeman, Joshua Woods
+ archive and press photographs
Ulvis Alberts, James Baes, Liv Baes, Jean-François Bauret, Ismael Bazri, Quentin de Briey, Lucile Brizard, Hadrien Cellié, Pauline Scotto di Cesare, Noé Christin-Davy, Gwenn Dubourthoumieu, Louise Ernandez, Pegah Farahmand, Jean-Pierre Godeaut, Kingsley Ifill, Leiris Javault, Pablo Jomaron, Jon Knox, Martin Lazlo Rouillé, Lili Lévy-Lajeunesse, Raphaël Lugassy, Nicolas Marbeau, Marie Maurel de Maillé, Chloé Bonnie More, Joshua Olley, Julien Rahmani, Eric Rondepierre, François-Xavier Thiebaud, Laetitia Truchetti, Jonas Unger, Elie Wajeman, Joshua Woods
+ archive and press photographs
JAMES BAES - UWE OMMER, 1970 - 2000
presented by Eva Pritsky and Héritage
curated by Liv Baes, Leiris Javault and Philippe Joppin
Thursday 22/06 until Sunday 29/06/25
Opening Thursday 22/06
6 - 9 pm
6 rue de tocqueville Paris XVII

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Uwe Ommer est un photographe allemand né en 1943 et installé à Paris depuis les années 1960. Autodidacte passionné, il débute sa carrière en remportant le Prix de la jeune photographie allemande en 1962.
Dans les années qui suivent, il se fait connaître dans le monde de la mode et de la publicité, collaborant avec des marques prestigieuses telles que Charles Jourdan, Kodak, Pirelli ou Ungaro.
Parallèlement, il développe une oeuvre personnelle centrée sur le nu féminin, notamment à travers des séries publiées par Taschen à partir des années 80 : Black Ladies, Asian Ladies, Do It Yourself mais aussi par de nombreux magazines : Playboy, Lui, Photo.. Il met en lumière des modèles souvent sous-représentés dans les médias de l’époque et qu’il doit imposer aux rédactions.
En 1995, un dîner entre amis lui inspire un projet ambitieux : photographier des familles du monde entier sur un fond neutre pour illustrer l’universalité de la cellule familiale. Entre 1996 et 2000, il parcourt 130 pays, réalise plus de 1 200 portraits de familles et publie l’ouvrage 1000 Familles, accompagné d’une exposition monumentale à la Photokina de Cologne. Uwe Ommer a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix Ptolémée au Festival International de Géographie en 2003 pour son travail sur les familles.
Son oeuvre, exposée sur tous les continents, témoigne d’un regard humaniste et d’une quête constante de diversité et d’authenticité. Cette exposition rassemble des pièces uniques qui témoignent de ce regard et des tirages récents de la série Do It Yourself qui préfigure l’usage actuel du selfie.
Uwe Ommer -

Electographies
Jacques Fivel
Du 14 novembre au 1er décembre 2024
Distorsions électrographiques dans l’œuvre de Jacques Fivel
L’électrographie, encore nommée Copy Art, consiste en l’usage d’un photocopieur à des fins artistiques. Nombre d’artistes, dès l’apparition de l’appareil sur le marché au milieu des années 1970, se sont emparés du médium aux fins de l’expérimenter, et de le faire œuvrer sous d’autres usages que sa fonction première, celle de copier des feuillets.
Le photocopieur, en tant que machine, se prédispose à des réalisations qui permettent des disgressions : interventions lumineuses sur le temps de copie, dégénérescence des copies en copies, autant d’expérimentations artistiques qui ont fait l’objet de recherches esthétiques par Nam June Paik, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, pour ne nommer qu’eux.
Jacques Fivel est l’un des artistes qui en a fait œuvre. Muni d’un copieur portable de la marque américaine Chinon, un appareil électrique de la taille d’un fax avec un objectif et une fenêtre de vue, il a réalisé des portraits de ses modèles, féminins et masculins, lors des séances de dessin de nus dans son académie au milieu des années 1990, rue Stendhal à Paris.
Une des caractéristiques de cette machine hybride qui se situe entre un dérivé du photocopieur, et l’ancêtre d’un appareil photographique numérique, est que le temps de prise de vue dure une dizaine de secondes. Aussi, Jacques Fivel a eu l’idée d’intervenir sur ce temps de pose en demandant à ses modèles de se déplacer tout au long de sa durée. Il en a résulté des distorsions et ondulations graphiques saisissantes de nus captés en mouvement.
Un autre des aspects de cet appareil est que l’impression sur papier fax se fait simultanément à la prise de vue. Une impression thermique, sensible à la lumière et donc sujette à une disparition progressive, qu’il s’agit ensuite de fixer par l’encre sèche dite toner d’un photocopieur. C’est alors que Jacques Fivel intervient une nouvelle fois en choisissant ses papiers, leurs couleurs et formats. La galerie Leiris Javault - Eva Pritsky a le plaisir de nous les montrer aujourd’hui.
Cette série Distorsions n’en est qu’une parmi d’autres qui sont désormais conservées dans différentes institutions, notamment au musée de Cuenca en Espagne, consacré aux œuvres électrographiques et inauguré à la fin des années 1980. Trois noms s’imposaient alors : Christian Rigal, l’historien du Copy Art, qui a inventé le néologisme « électrographie » ; Jean-Claude Baudot, grand collectionneur d’œuvres électrographiques, et James Durand, professeur d’université qui a créé en 1981 le premier atelier d’expérimentations et de recherches artistiques sur l’électrographie à Paris 8.
Valentine Plisnier
Historienne de l’art et auteure
L’électrographie, encore nommée Copy Art, consiste en l’usage d’un photocopieur à des fins artistiques. Nombre d’artistes, dès l’apparition de l’appareil sur le marché au milieu des années 1970, se sont emparés du médium aux fins de l’expérimenter, et de le faire œuvrer sous d’autres usages que sa fonction première, celle de copier des feuillets.
Le photocopieur, en tant que machine, se prédispose à des réalisations qui permettent des disgressions : interventions lumineuses sur le temps de copie, dégénérescence des copies en copies, autant d’expérimentations artistiques qui ont fait l’objet de recherches esthétiques par Nam June Paik, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, pour ne nommer qu’eux.
Jacques Fivel est l’un des artistes qui en a fait œuvre. Muni d’un copieur portable de la marque américaine Chinon, un appareil électrique de la taille d’un fax avec un objectif et une fenêtre de vue, il a réalisé des portraits de ses modèles, féminins et masculins, lors des séances de dessin de nus dans son académie au milieu des années 1990, rue Stendhal à Paris.
Une des caractéristiques de cette machine hybride qui se situe entre un dérivé du photocopieur, et l’ancêtre d’un appareil photographique numérique, est que le temps de prise de vue dure une dizaine de secondes. Aussi, Jacques Fivel a eu l’idée d’intervenir sur ce temps de pose en demandant à ses modèles de se déplacer tout au long de sa durée. Il en a résulté des distorsions et ondulations graphiques saisissantes de nus captés en mouvement.
Un autre des aspects de cet appareil est que l’impression sur papier fax se fait simultanément à la prise de vue. Une impression thermique, sensible à la lumière et donc sujette à une disparition progressive, qu’il s’agit ensuite de fixer par l’encre sèche dite toner d’un photocopieur. C’est alors que Jacques Fivel intervient une nouvelle fois en choisissant ses papiers, leurs couleurs et formats. La galerie Leiris Javault - Eva Pritsky a le plaisir de nous les montrer aujourd’hui.
Cette série Distorsions n’en est qu’une parmi d’autres qui sont désormais conservées dans différentes institutions, notamment au musée de Cuenca en Espagne, consacré aux œuvres électrographiques et inauguré à la fin des années 1980. Trois noms s’imposaient alors : Christian Rigal, l’historien du Copy Art, qui a inventé le néologisme « électrographie » ; Jean-Claude Baudot, grand collectionneur d’œuvres électrographiques, et James Durand, professeur d’université qui a créé en 1981 le premier atelier d’expérimentations et de recherches artistiques sur l’électrographie à Paris 8.
Valentine Plisnier
Historienne de l’art et auteure